En fréquentant Abdoulaye, on est
amené à s’ouvrir un peu à notre histoire, à celle de de la colonisation
française du Mali qui s’est achevée le 20 juin 1960. Abdoulaye lui est né en
1958. Son attention à l’autre, sa sociabilité infaillible a sans doute à voir
avec sa grande, très grande famille puisqu’il a eu 4 soeurs, 3 frères et 14
demi frères et soeurs. Immigré à 20 ans, il demande vite sa naturalisation qui
compte tenu de sa date de naissance est considérée comme une simple
intégration.
Son nom aurait du être DIAGOURAGA, mais quand l’armée française vient cueillir son père dans son champs pour l’enrôler dans l’armée française à 20 ans, l’armée décide qu’il s’appellera TRAORE. Diagouraga ou Traoré, c’est pareil décrète la France! Son père servira l'armée au Sénégal, puis partira en France à la seconde guerre mondiale en tant que tirailleur sénégalais et il participera au débarquement de Normandie, puis ira combattre en Indochine, puis de nouveau au Sénégal en tant qu'adjudant chef, avant de revenir au Mali où, lors de l'indépendance, il est affecté à la police du pays en tant que chef de la brigade.
Son nom aurait du être DIAGOURAGA, mais quand l’armée française vient cueillir son père dans son champs pour l’enrôler dans l’armée française à 20 ans, l’armée décide qu’il s’appellera TRAORE. Diagouraga ou Traoré, c’est pareil décrète la France! Son père servira l'armée au Sénégal, puis partira en France à la seconde guerre mondiale en tant que tirailleur sénégalais et il participera au débarquement de Normandie, puis ira combattre en Indochine, puis de nouveau au Sénégal en tant qu'adjudant chef, avant de revenir au Mali où, lors de l'indépendance, il est affecté à la police du pays en tant que chef de la brigade.
La soeur aînée d’Abdoulaye part la
première en France avec son mari et c’est en 1978 qu’il la rejoint dans la
quartier tout neuf des Tarteret. Après
deux années d'études en comptabilité, il rentre à la Snecma, embauché
successivement par trois entreprises de sous-traitance, puis en 1987, il est intégré à la SNECMA comme
ouvrier.
A cette époque, il joue au football. Très sportif, il joue d’abord dans son quartier puis rejoint vite la division d’honneur de Créteil comme avant centre. Il jouera également dans l’équipe de la SNECMA de nombreuses années.
Elu jeune Conseiller Municipal lors du dernier mandat de Roger Combrisson, il garde d’excellents souvenirs de son travail d’équipe au sein du Conseil municipal. Il se souvient de Bernard Lacour qui aimait beaucoup le foot et l’’aidait à rédiger durant ce mandat exceptionnel aux cotés de Roger Combrisson.
A cette époque, il va au festival Mondial de la jeunesse, permet à des jeunes d’aller en Palestine ou à Cuba.
Avec Carole, sa femme, il a deux filles, leur fierté, qui ont 28 et 24 ans: l’une est professeure des écoles et l’autre assistante sociale.
Il arrive dans notre quartier en 1989 avant la naissance de ses filles, dans un HLM de la rue Raymond Brunot, où il crée tout de de suite l’amicale des locataires avec la CNL. Il y a 180 logements.
En même temps, il est aux parents d’élèves de l’école STEEG. Il se souvient de Mr Gilet le directeur. Déjà à cette époque, le problème des stationnements existe et un projet de parkings avait vu le jour.
Il fait revivre la fête de la Saint Sabot de 1993 à 1995. C’était début septembre. "On fermait la rue Raymond Brunot et on faisait des jeux, un barbecue, un bal. C’était super."
Puis il déménage en pavillon rue de la papeterie en 1997.
Quand on croise Abdoulaye, sportif au quotidien, qui s’exerce régulièrement dans une salle de sport, on ne croirait pas une minute qu’il a été victime d’un AVC en 2010. . Mais il lui a fallu un an et demi pour retrouver sa mobilité et son langage. Et lui sait qu’il garde des séquelles.Il fatigue vite et depuis il travaille à mi temps.
Il a créé l'association DJIGUIA SO (la maison de l'espoir) à ce moment là ( lien en marge). Une façon de se projeter. Le but: participer à la construction de puisards dans la ville de Kayes, à 495 km au Nord Ouest de Bamako. Sa mère y réside toujours avec un frère, deux soeurs et leurs enfants.
Mais son père, décédé, est originaire de Yelimané, à 30 minutes de la Frontière Mauritanienne. Abdoulaye y a toujours un terrain accessible à l’eau et l’électricité et il aimerait avec la proximité de la retraite y aller plus longtemps et plus souvent. Certains de ses demi frères ont pu reprendre leur nom de Diagouraga sous lequel il est connu dans ce village. Abdoualye parle le Soninké et le Bambara qui sont des dialectes Mandingues.
Elu deux mandats successifs au CE de la Snecma, il s’est occupé du logement et de la commission sport pour les travailleurs.
C’est une immense richesse de compter sur Abdoulaye dans notre association. Il en est trésorier. Il s’est lancé dans l’aventure parce qu’il ressent la nécessité de développer les liens dans ce quartier et le confinement ne fait qu’en augmenter l’intérêt.
Pour ma part, c’est un vrai bonheur de côtoyer dans l’association Abdoulaye, toujours gai, disponible, chaleureux, énergique. Le voisinage d’Abdoulaye fait partie du bonheur de vivre dans ce quartier et des raisons de s’y sentir bien.
A cette époque, il joue au football. Très sportif, il joue d’abord dans son quartier puis rejoint vite la division d’honneur de Créteil comme avant centre. Il jouera également dans l’équipe de la SNECMA de nombreuses années.
Elu jeune Conseiller Municipal lors du dernier mandat de Roger Combrisson, il garde d’excellents souvenirs de son travail d’équipe au sein du Conseil municipal. Il se souvient de Bernard Lacour qui aimait beaucoup le foot et l’’aidait à rédiger durant ce mandat exceptionnel aux cotés de Roger Combrisson.
A cette époque, il va au festival Mondial de la jeunesse, permet à des jeunes d’aller en Palestine ou à Cuba.
Avec Carole, sa femme, il a deux filles, leur fierté, qui ont 28 et 24 ans: l’une est professeure des écoles et l’autre assistante sociale.
Il arrive dans notre quartier en 1989 avant la naissance de ses filles, dans un HLM de la rue Raymond Brunot, où il crée tout de de suite l’amicale des locataires avec la CNL. Il y a 180 logements.
En même temps, il est aux parents d’élèves de l’école STEEG. Il se souvient de Mr Gilet le directeur. Déjà à cette époque, le problème des stationnements existe et un projet de parkings avait vu le jour.
Il fait revivre la fête de la Saint Sabot de 1993 à 1995. C’était début septembre. "On fermait la rue Raymond Brunot et on faisait des jeux, un barbecue, un bal. C’était super."
Puis il déménage en pavillon rue de la papeterie en 1997.
Quand on croise Abdoulaye, sportif au quotidien, qui s’exerce régulièrement dans une salle de sport, on ne croirait pas une minute qu’il a été victime d’un AVC en 2010. . Mais il lui a fallu un an et demi pour retrouver sa mobilité et son langage. Et lui sait qu’il garde des séquelles.Il fatigue vite et depuis il travaille à mi temps.
Il a créé l'association DJIGUIA SO (la maison de l'espoir) à ce moment là ( lien en marge). Une façon de se projeter. Le but: participer à la construction de puisards dans la ville de Kayes, à 495 km au Nord Ouest de Bamako. Sa mère y réside toujours avec un frère, deux soeurs et leurs enfants.
Mais son père, décédé, est originaire de Yelimané, à 30 minutes de la Frontière Mauritanienne. Abdoulaye y a toujours un terrain accessible à l’eau et l’électricité et il aimerait avec la proximité de la retraite y aller plus longtemps et plus souvent. Certains de ses demi frères ont pu reprendre leur nom de Diagouraga sous lequel il est connu dans ce village. Abdoualye parle le Soninké et le Bambara qui sont des dialectes Mandingues.
Elu deux mandats successifs au CE de la Snecma, il s’est occupé du logement et de la commission sport pour les travailleurs.
C’est une immense richesse de compter sur Abdoulaye dans notre association. Il en est trésorier. Il s’est lancé dans l’aventure parce qu’il ressent la nécessité de développer les liens dans ce quartier et le confinement ne fait qu’en augmenter l’intérêt.
Pour ma part, c’est un vrai bonheur de côtoyer dans l’association Abdoulaye, toujours gai, disponible, chaleureux, énergique. Le voisinage d’Abdoulaye fait partie du bonheur de vivre dans ce quartier et des raisons de s’y sentir bien.
Anne
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